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date |
Jeudi, 26 janvier 2005 |
lieu |
INRS-ETE
(salle 2417) |
| heure
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12h15 |
| Marie-Claude
Prémont Faculté
de droit, Université McGill
|
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La
gestion de l'eau dans les municipalités du Québec:
back to the future? |
Le
gouvernement québécois a adopté le 5 mai 2005
la Loi sur les compétences municipales, présentée
comme une simple compilation et mise à jour administrative
qui ne modifiait pas les règles en vigueur concernant les
services publics municipaux, dont font partie tous les services liés
au traitement et à la distribution de l'eau. Or, avant même
l'entrée en vigueur de la loi, le 1er janvier 2006, un nouveau
projet de loi qui apportait à nouveau des changements était
sanctionné le 16 décembre 2005: le projet de loi 134.
Ce n'est plus simplement la privatisation de la gestion des services
d'eau qui est en cause, mais également la privatisation du
financement des infrastructures publiques municipales. Afin de mieux
saisir le tableau de reconfiguration vers le passé de la gestion
privée de l'eau au Québec, nous devons d'abord bien
saisir les liens qui s'établissent entre non seulement ces
deux lois nouvelles, mais également deux autres lois adoptées
en 2004, soit les projets de loi 60 et 61. Il semblerait qu'à l'intérieur
d'une seule année, soit de décembre 2004 à décembre
2005, l'actuel gouvernement aura réussi à reconfigurer
la structure juridique des infrastructures municipales de l'eau,
avec un virage à 180 degrés aux échos de pré-municipalisation
des services d'eau du Québec, présenté comme
le modèle de l'avenir. Quel est l'impact de cette reconfiguration
du régime juridique sur les principes de base de la démocratie
municipale? |
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